Lexique de durabilité

La canne à pêche est utilisée pour la pêche des poissons se déplaçant en groupes ou en bancs, en particulier pour la pêche au thon et plus précisément au thon rouge (shipjack) et au thon blanc. Les poissons sont attirés à la surface de l’eau au moyen d’appâts vivants puis hissés à la canne (uniquement équipée d’hameçon et sans appât) sur le bateau.
 
Espèces ciblées : différentes espèces de poissons se déplaçant en bancs, notamment le thon
 
Conséquences : pêche très sélective, aucune conséquence sur les fonds marins. Absence de prises accessoires. Occasionnellement pêche de poissons non « ciblés ». Ceux-ci sont toujours transformés. 

(en anglais pole & line) : méthode de pêche consistant à pêcher principalement le thon de manière traditionnelle à l’aide d’une canne pour ensuite le rejeter en arrière sur le bateau. Cette technique exploite l’instinct du thon qui ouvre et ferme très rapidement la bouche pour attraper sa proie lorsqu’il chasse. Pour en savoir plus : http://www.youtube.com/watch?v=vdlKnODknFo

Le chalut est un filet conique mesurant généralement plusieurs kilomètres de long et tiré soit librement dans l’eau (chalut pélagique), soit sur les fonds marins (chalut de fond). Les chaluts de fond produisent de nombreuses prises accessoires et peuvent nuire gravement au milieu marin.
 
Le WWF considère que la pêche au chalut de fond a fait son temps et devrait être abandonnée au cours des prochaines années.
 
Espèces ciblées : poissons, crevettes.
 
Conséquences : prise accessoire de tortues, de mammifères marins, de jeunes poissons, d’espèces non commercialisables, d’invertébrés, de corail (jusqu’à 60 %) ! Endommagement des fonds marins.

 

Le code de suivi « inventé » par followfish permet aux clients de retracer l’origine de nos produits. L’introduction du code de suivi par followfish en 2008 a suscité un vif étonnement sur le marché. Jusqu’alors, les relations avec les fournisseurs et les producteurs constituaient généralement des « secrets industriels » bien gardés. followfish pense que cette approche est dépassée et n’est pas dans l’intérêt du client. Le client moderne souhaite savoir ce qu’il mange et connaître la provenance des aliments. Voir également « Le principe followfish ». 

Le filet est suspendu comme une paroi dans l’eau et maintenu ouvert par des bouées en surface et par des poids en bas. Les filets dérivants occasionnent d’importantes prises accessoires de mammifères marins, de tortues et de requins par exemple. Les filets perdus ne se décomposent pas et continuent de capturer des poissons sous forme de « filets fantômes ». Ces filets sont aujourd’hui en grande partie interdits par une résolution de l’ONU.

 
Le filet trémail (ou tramail) ressemble au filet maillant à ceci près qu’il est constitué de trois filets verticaux fixés au sol. Les mailles des filets extérieurs sont relativement larges, tandis que le filet du milieu a des mailles plus serrées dans lesquelles les poissons restent capturés.
 
Espèces ciblées : poissons vivant sur les fonds marins
 
Conséquences : prise accessoire de petits poissons, d’espèces indésirables, de mammifères marins.

Le harpon est utilisé par les pêcheurs avertis pour la pêche de gros poissons carnassiers. Le harponneur transperce le poisson de son harpon puis le tire à bord. Méthode très sélective, car le harponneur reconnaît l’espèce et la taille du poisson avant de l’attraper.
 
Espèces ciblées : thon, espadon
 
Conséquences : pêche très sélective, aucune conséquence sur les fonds marins.

Le principe followfish décrit en quelques mots la vision et la mission de followfish et se retrouve sur chaque emballage followfish. Il est libellé comme suit : « Nous sommes persuadés que les consommateurs d’aujourd’hui souhaitent savoir d’où viennent les produits qu’ils consomment. Tous nos poissons sont issus soit de l’aquaculture biologique, soit de la pêche sauvage certifiée durable. Nous croyons également que les consommateurs d’aujourd’hui préfèrent les produits entièrement naturels sans additifs ni génie génétique. Chaque emballage followfish porte un code de suivi (tracking-code) permettant à nos clients de s’informer de façon ciblée sur Internet sur l’origine, la pêche, la transformation et le transport des produits. » 

La ligne à main est une ligne de pêche relativement courte à l’extrémité de laquelle est fixé un hameçon équipé d’un appât. Elle est utilisée depuis un bateau (immobile ou non).
 
Espèces ciblées : espèces diverses (cabillaud, maquereau, thon, mérou, dorade, calmar). 
 
Conséquences : pêche très sélective, aucune conséquence sur les fonds marins.

Cette méthode de pêche consiste à tirer généralement plusieurs lignes de pêche équipées d’hameçons dans l’eau. Les lignes de traîne peuvent être utilisées à différentes profondeurs.
 
Espèces ciblées : thon, makaire, barracuda, saumon par exemple
 
Conséquences : pêche très sélective, aucune conséquence sur les fonds marins.

les facteurs de « durabilité » d’une pêcherie sont considérablement influencés par la méthode de pêche qu’elle utilise. Il existe d’une part des méthodes de pêche qui nuisent à l’environnement (aux fonds marins par exemple), comme c’est le cas de la pêche au chalut de fond, et d’autre part des méthodes de pêche tellement « efficaces » qu’elles détruisent des populations entières, comme c’est le cas de la pêche incontrôlée à la senne ronde, basée sur des dispositifs d’agrégation de poissons (Fish Agregated Devices). La présence ou l’absence de prises accessoires (voir « Prises accessoires ») dépend de la méthode de pêche. followfish mise exclusivement sur des méthodes de pêche respectueuses de l’environnement et considérées comme « bonnes » par WWF Allemagne. Les principales méthodes de pêche sont présentées ici dans le lexique de durabilité.

MSC

Le « Marine Stewardship Council » ou MSC est  un organisme de préservation des mers. C’est le plus grand organisme mondial de certification en faveur d’une pêche durable. Les standards stricts du MSC développés en coopération avec le WWF évaluent les pêcheries selon des critères de durabilité très sévères. Les principaux facteurs d’évaluation portent sur « la durabilité des populations », « l’influence de la pêche sur l’écosystème » et « la gestion de la pêcherie » et peuvent être élaborés en collaboration avec les pêcheries. L’activité du MSC s’étend à l’échelle mondiale. Ses efforts des dernières années ont été récompensés à large échelle et le nombre de pêcheries certifiées augmente constamment. Cela accroît la pression sur les pêcheries non certifiées et n’ayant généralement aucune perspective de certification dans la mesure où elles ne satisfont pas aux critères de durabilité du MSC. followfish soutient le MSC. 
 

La nasse est un filet tubulaire posé au fond de l’eau. Les poissons sont guidés vers l’entrée de la nasse au moyen d’un ou plusieurs filets de guidage. La nasse ne présente aucun risque sur le plan écologique.
 
Espèces ciblées : poissons, notamment anguilles
 
Conséquences : faible impact sur l’environnement

ONG

organisation non gouvernementale. Ces organisations jouent un rôle important dans leur engagement commun pour une pêche différente et durable. Pour followfish, les ONG sont des actrices importantes agissant en faveur de la pêche durable en plus des pêcheries, des consommateurs et des distributeurs. Tandis qu’autrefois (et malheureusement encore parfois aujourd’hui), les ONG et l’économie se combattaient plutôt que de travailler conjointement, followfish considère les ONG comme des partenaires et voit en elles un énorme potentiel de réalisation d’un nouvel univers alimentaire. followfish est un partenaire officiel de WWF Allemagne et entretien de bonnes relations avec les autres ONG.

La pêche à la palangre fonctionne avec des lignes de plus de 100 km de long. Sur chaque ligne sont fixés plus de mille hameçons équipés d’appâts. On distingue la palangre pélagique et la palangre de fond.

La palangre de fond est installée à l’horizontale sur les fonds marins. Les espèces pêchées varient selon le lieu de pêche, le type d’hameçon et les appâts utilisés.
 
Espèces ciblées : diverses espèces, notamment cabillaud ou flétan
 
Conséquences : moins de problèmes avec la prise accessoire d’oiseaux de mer qu’avec les palangres pélagiques dans la mesure où les lignes de fond travaillent plus en profondeur. Conséquences bénignes sur les fonds marins.

La palangre pélagique est suspendue dans l’eau à la verticale. Cette technique occasionne la prise accessoire notamment de tortues et d’oiseaux de mer, de certaines espèces de requins et de jeunes poissons.
 
Espèces ciblées : diverses espèces, principalement thon et espadon
 
Conséquences : prise accessoire de jeunes poissons, de tortues, d’oiseaux de mer, de requins, de mammifères marins.

Cette méthode, notamment utilisée pour la pêche aux calmars, consiste à effectuer des mouvements de va-et-vient dans l’eau avec une ligne. La nuit, on utilise souvent une lumière pour attirer les calmars qui sont ensuite attrapés par les hameçons en mouvement.
 
Espèces ciblées : surtout les calamars
 
Conséquences : faible impact sur l’environnement

Norme de certification « récompensant » les pêcheries satisfaisant à des critères de durabilité très stricts. La particularité de cette norme est, tout en respectant certaines conditions-cadres, d’être élaborée et développée par les pêcheries, les autorités locales, les ONG locales et la science halieutique locale dans le respect des exigences individuelles de chaque pêcherie. Les pêcheries et les parties intéressées sont donc impliquées dès le début, ce qui renforce la conscience des pêcheries pour une « bonne pratique de pêche exemplaire ». 

Le Prix allemand de la durabilité (Deutscher Nachhaltigkeitspreis ou « DNP ») récompense chaque année depuis 2008 les entreprises, produits, marques et concepts les plus durables. Son objectif est d’attirer l’attention du public sur l’engagement des entreprises durables exemplaires. followfish a présenté sa candidature pour le DNP pour la première fois en 2011 et s’est classée parmi les trois premiers sur 670 candidats dans la catégorie « produit ». 

Méthode traditionnelle de récolte en particulier des crustacés ou des coquillages. Généralement, utilisation de pinces ou de râteaux comme outils accessoires.
 
Espèces ciblées : coquillages, langoustes
 
Conséquences : pêche très sélective, aucune conséquence sur les fonds marins.

Technique de pêche consistant à sortir une ancre à laquelle est accrochée une ligne de pêche. Le filet et la deuxième ligne de pêche sont disposés autour de l’ancre, puis les lignes de pêche sont remontées et les poissons nageant au fond sont emprisonnés dans le filet. La senne danoise est idéale pour la pêche côtière des poissons plats. Comme son nom l’indique, cette méthode de pêche est particulièrement répandue au Danemark (« snurrevaad »).
 
Espèces ciblées : poissons plats (plie, sole)
 
Conséquences : conséquences bénignes sur les fonds marins par rapport aux chaluts de fond notamment. Poissons de très bonne qualité.

Les filets de 120 à 150 m de hauteur, pouvant atteindre 2 km de long, sont lancés autour d’un banc de poissons depuis un bateau. La partie inférieure du filet est ensuite resserrée et les poissons sont emprisonnés comme dans un grand sac. Pour optimiser la rentabilité de la pêche, on utilise des dispositifs d’agrégation de poissons ou FAD (Fish Aggregation Devices). Ce sont des objets flottants qui exploitent l’instinct naturel de nombreuses espèces de poissons de se regrouper autour d’objets semblables. Ils attirent tout d’abord les petits poissons qui sont ensuite suivis par les plus gros. L’utilisation de dispositifs d’agrégation de poissons implique une quantité très importante de prises accessoires. 
 
Espèces ciblées : nombreuses espèces, notamment thon
 
Conséquences : prise accessoire de jeunes thons, de requins, de tortues et de mammifères marins.

Le tangon est une forme du chalut de fond. Le filet est tiré sur des sortes de patins sur le sol marin par le chalutier. Un tangon rigide maintient l’ouverture du filet ouverte sous l’eau. En raison de leur poids propre important, les tangons sont de gros consommateurs d’énergie. Leurs roues et leurs patins nuisent fortement aux fonds marins et à leur population.
 
Espèces ciblées : poissons plats, crevettes.
 
Conséquences : prises accessoires (poissons plats, jeunes poissons, organismes vivant sur les fonds marins, végétation, corail, etc.), endommagement des fonds marins.